J'ai choisi deux chouettes, les chevechettes des Andes et du Pérou et un hibou, le "Petit-Duc de Koepcke"
En Amérique du Sud on trouve de nombreuses espèces de chevechettes, mais elles sont faciles à distinguer.
La chevechette des Andes (Andean Pygmy Owl - Glaudicium jardinii - Mochuelo andino)
C'est une petite chouette de 15 - 17 cm, de plumage brun - roux. Elle est toute tachetée de blanc et parfois a de très discrètes, longilignes stries pales. Ses sourcils blanchâtres sont très visibles.
La queue affiche 5 à 6 barres régulières blanches ou orangées.
Elle fréquente les zones montagneuses semi-ouvertes et les forêts de nuages entre la côte et le 3.500 m.s.n.m.
Elle est partiellement diurne et peuvent être facilement apperçues en journée quand elle est poursuivie et harcelée par les petits oiseaux qui assurent une défense collective.
Elle se nourrit souvent des insectes, des arthropodes ainsi que de petit mammifères pourvus d'un squelette.
Au repèrage de sa proie la chevechette planifie la chasse ouvertement perchée.
La chevechette du Pérou (Pacific ou Peruvian Pygmy Owl - Glaudicium peruanum - Mochuelo peruano
Cette chouette mesure entrre 15 - 17 cm et se différencie de la chevechette des Andes pour sa queue plus longue et par la présence, au niveau de la nuque, de deux taches "faux yeux" typiques de cette espèce.
Elle est active pendant la journée, mais surtout au crépuscule et pendant la nuit de pleine lune.
L'espèce est capable d'entrer dans le nid des Furnariidés pour tuer et dévorer les poussins.
À différence d'autres espèces du genre Glaudicium, le mâle nourrit la femelle pendant l'incubation.
Le Petit-Duc de Koepcke (Megascops koepckeae)
C'est une espèce de hibou qui appartient à la famille des chevechettes présentées. Il mesure 24 cm. De mêmes moeurs généraux que ses congénères. C'est un rapace d'activité nocturne, il habite les forêts denses ainsi que les semi-arides mais toujours dans les hauteurs des Andes.
Il a été reconnu en tant que espèce en 1980. Il ne se connait pas encore de particularités.
Il porte ce nom en honneur à Maria Koepcke, biologiste et active ornithologue dans les années 50 - 60. Actuellement, sa fille Juliane occupe la direction de la station de recherche créée par son père Hans-Wilhelm Koepcke sur la forêt tropicale .